symbiose avec les arbres

 

 

 Grâce au métabolisme de la photosynthèse. Les végétaux verts peuvent fixer directement

 le gaz carbonique de l'air : on dit qu'ils sont autotrophes. Mais ce n'est pas le cas des

 champignons qui sont hétérotrophes car ils doivent trouver le carbone nécessaire à leur

 vie dans leur environnement, sous forme  de matières organiques selon les quatre modes

 de nutritions suivants : 

- saprophytisme

- parasitisme                                                                 

- commensalisme

symbiose                                                                                                   

                                                 

 

 La symbiose est une association durable entre deux êtres vivants

 et dont chacun tire bénéfice. Ils s'aident mutuellement à se nourrir,

 se protéger ou se reproduire.

 Dans la plupart des cas (entre 95 et 100%) les végétaux vivent de

 façons symbiotiques.

 Le plus souvent on distingue l'hôte (individu receveur souvent bénéficiaire) et le donneur

 (faisant partie des commensalisme ou des parasitaires). La symbiose est dite "obligatoire"

 pour les organismes ne pouvant pas se reproduire sans leur partenaire.

 Cependant, elle est facultative si l'organisme peut s'en passer,

 même temporairement. Ces symbioses ont lieux dans tous les

 types  de milieux, que les sols soit secs, humides, pauvres ou

riches.  Les bolets sont des champignons Mycorhiziens,

 c'est à dire qu'ils vivent en symbiose avec l'arbre hôte. La

jonction entre les racines de l'arbre et le mycélium du

champignon s'appelle  une Mycorhize. Dans cette symbiose,

 le champignon transfère à la  plante des minéraux (phosphore,

 nitrate,ammonium zinc, cuivre...)  et des acides aminés en lui

 faisant profiter de son propre réseau mycélien beaucoup plus

grand que toutes les racines de la plante réunies ; tandis qu'il

 bénéficie d'un accès aux sucres simples issus de la

photosynthèse de la plante. Cette symbiose améliore la santé

et apporte de l'eau aux plantes ou arbres.

 

 En effet, dans le cas du phosphore par exemple,

 les champignons explorent grâce à leur mycélium,

 une zone 10 fois plus grande de sol que les racines

 de l'hôte (individu receveur souvent bénéficiaire).

 De plus, ils sont capables de prélever les

 phosphates à des concentrations plus faible que

 les racines. Et ils vont en plus concentrer les

 phosphates dans leurs tissus.

  

 Grâce à des expériences, nous avons observé que après 40 jours d'infestation par un

 champignon, un individu couplé à un champignon voit son poids doublé par rapport

 à un individu non mycorhizé. 60 jours après son poids est multiplié par 6.

 Dans le domaine des racines ont ne retiendra que les 2 principales mycorhizes

 Les endomycorhizes et les ectomycorhizes.

 Les filaments mycéliens sont reliés étroitement aux racines de la plante.

 S'ils se contentent d'édifier un étroit manchon autour de racines, ce sont

 des ectomycorhizes. Si le champignon pénètre dans les racines et jusque dans

  les cellules de son hôte, ce sont des endomycorhizes.

 Si certains arbres peuvent présenter simultanément les 2 types

 de mycorhizes, la plupart, sont spécifiquement liés à l'une

 ou à l'autre des mycorhizes.

Les mycorhizes associées aux racines assurent une

grande diversité  de fonctions indispensables à la vie de

l'arbre pour lesquelles les racines seules ne sont pas

équipées ou peu efficaces. De plus, du fait de leur diamètre

beaucoup plus fins que celui des poils absorbants, les hyphes exploitent les pores

 les plus petits, là, où la solution du sol subsiste plus longtemps lors des périodes de

 sécheresse. Enfin, les hyphes possèdent des caractéristiques physico-chimiques

 particulières qui leur permettent, mieux qu'aux racines seules, d'absorber de l'eau

 fortement retenue par les colloïdes du sol, ou très concentrée en solutés.

 

  

 

 Ces trois propriétés ( volume exploité, finesse, caractères physico-chimiques) du réseau

 mycélien lui permettent d'accéder à l'eau et aux éléments nutritifs dissous qu'elle

 contient :

 Azote, phosphore, potassium, magnésium...

 Les racines fines absorbent l'eau du sol et les éléments nutritifs qui y sont dissous, mais

 elles sont assistées par le mycélium externe de leurs champignons symbiotiques qui

 exploitent plus efficacement la microporosité du sol.

 

 

 Le cèpe « tête de nègre » et la truffe noire du Périgord sont ainsi souvent associés       

 aux chênes et les amanites tue-mouches aux pins et aux bouleaux. Il n'est pas

 rare qu'un arbre soit associé à plusieurs dizaines d'espèces de champignons en

 même temps, et ces associations changent tout au long de sa vie. 

 Il y a trente ans, on comptait près de cinq mille espèces de champignons impliqués

 dans des mycorhizes avec des arbres des forêts boréales et tempérées.

 Cette symbiose particulière est également très répandue sous les tropiques.

 Il est donc plus simple pour les mycologues de retrouver les champignons

 grâce aux arbres environnants.

  

Une équipe internationale française à découvert en séquencant le génome

d'un champignon que les séquences codant pour de petites protéines sont

 seulement produites au lieu de contact entre l'arbre et le champignon qui ont pour but

 dfavoriser les échanges. Par ailleur, d'autres études du génome montre que le 

 champignon a la capacité de détruire les membranes de pathogènes et pas

 celles des cellules de l'hôte (individu receveur souvent bénéficiaire).

 

 Les cellules des champignons libèrent des enzymes. Celles-ci décomposent

 des substances complexes comme les protéines, les graisses et les sucres,

 en substances plus simples qui pénètrent dans les cellules des champignons

 en compagnie de l'eau, et des sels minéraux.

                        

 

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